Accueil
 
  Chercher
À propos de nous Programmes Produits & publications Services aux membres
Foire aux questions Carte du site Liens utiles English Version

Divers
À propos de nous
Programmes et projets
Action sociale et
défense des intérêts
Contactez-nous
Services et produits
Puce Les Programmes d’aide aux employés de Services à la famille (PAESF)
Puce Semaine nationale
de la famille
Puce Conférence nationale
Puce Familles et écoles travaillant ensemble Canada
Ressources en ligne
Prix d'excellence
 
Services aux membres
Services aux membres
Liste des membres
Member Services

www.parlonsen.com
www.parlonsen.com

Un site juste pour les enfants,
où ils peuvent se renseigner
sur l’intimidation


RESSOURCES EN LIGNE
Accueil >

LA PASSION DU JEU : JOUER LE TOUT POUR LE TOUT
La dépendance au jeu nuit à toute la famille, non seulement au portefeuille.

Comment FETE peut aider dans le traitement et la prévention de la dépendance au jeu

Par Lisa Pridmore

Il a fallu à peine trois ans et demi avant que Robert ne perde toutes les économies qu’il avait acquises tout au long de sa vie. Sa dépendance au jeu lui a coûté 200 000 $, sans compter qu’elle lui a presque coûté son mariage aussi.

Robert n’est qu’un joueur parmi les 600 000 à 1,2 million de Canadiens pour qui le goût du jeu est comparable au goût de l’alcool pour un alcoolique. La plupart des gens ne sont pas conscients que les jeux de hasard peuvent entraîner une propension à la dépendance, tout comme l’alcool ou la drogue.

Un joueur compulsif n’a pas à aller loin pour entretenir sa dépendance. Les loteries, les appareils de vidéo loterie, le bingo, les courses de chevaux, les casinos, les paris sportifs et les jeux de carte sont tous des jeux de hasard populaires.

Les études démontrent que la majorité des joueurs compulsifs souffrent de problèmes sous-jacents non résolus, comme le stress, la dépression, la solitude, les relations personnelles malheureuses, le deuil, les sentiments d’infériorité ou l’ennui. De fait, on constate que les joueurs peuvent devenir compulsifs s’ils ont recours au jeu pour échapper à ces problèmes sous-jacents. De plus, l’appât de gains toujours plus importants est un facteur de motivation initiale qui incitent les joueurs à « s’accrocher » au jeu.

Pour Robert, les jeux de hasard étaient un moyen d’échapper à ses problèmes de tous les jours. « Le jeu vous permet d’oublier vos problèmes, de faire abstraction de tout », précise Robert. Mais le jeu entraîne inévitablement d’autres problèmes qui viennent aggraver le problème initial auquel on tentait d’échapper. Et pour fuir ses problèmes causés par le jeu, le joueur compulsif a le sentiment qu’il doit jouer encore plus, et c’est ainsi qu’il reste pris dans le cycle destructeur du jeu.

Le jeu compulsif peut mener à la faillite financière, à la perte d’emploi, à la détérioration des relations familiales, à des problèmes de santé et même au suicide.

Le jeu compulsif a des répercussions sur tous les membres de la famille. Les conjoints des joueurs compulsifs souffrent de dépression et de problèmes de toxicomanie et tentent le suicide plus souvent que les familles qui n’ont pas de joueurs pathologiques. Les enfants de joueurs compulsifs sont plus susceptibles de faire des tentatives de suicide, obtiennent de moins bons résultats scolaires et sont plus nombreux à abuser de drogues. Ils sont aussi plus susceptibles de développer des problèmes de dépendance au jeu. Puisque les jeux de hasard ont des conséquences sur toute la famille, les programmes de traitement et de prévention qui sont axés sur tous les membres de la famille sont très efficaces.

Familles et écoles travaillant ensemble (FETE) peut offrir des services de soutien et de prévention aux familles qui sont aux prises avec des problèmes de dépendance au jeu. Sue Eason, coordonnatrice du programme FETE de Family Services of Peel, étudie la possibilité d’ajouter un volet de prévention et de traitement de la dépendance au jeu au programme FETE. « Cela s’avérerait très utile dans les collectivités où les jeux de hasard posent des problèmes, comme celles à proximité de casinos ou d’hippodromes par exemple », précise Eason.

Toutes les familles seraient invitées à participer à FETE, qu’elles éprouvent ou non des problèmes de dépendance au jeu. Des conseillers pourraient ainsi sensibiliser les familles au problème et, s’il y a lieu, les orienter vers des programmes de traitement.

On constate aussi qu’un plus grand nombre d’adolescents s’adonnent aux jeux de hasard. Des recherches canadiennes révèlent que les adolescents sont de trois à quatre fois plus susceptibles que les adultes à devenir des joueurs pathologiques. Pour empêcher une augmentation du nombre de futurs joueurs pathologiques, il importe de mettre sur pied des programmes de prévention qui ciblent plus particulièrement les jeunes. Comme le programme FETE est axé avant tout sur les enfants et leurs familles, il constitue un cadre idéal pour le traitement et la prévention de la dépendance au jeu.

La dépendance au jeu est un problème qui passe souvent inaperçu. Les joueurs pathologiques réussissent habituellement à camoufler leur dépendance de sorte que même leurs proches en sont inconscients, du moins jusqu’à ce que le problème mène à des situations de crise, comme le détournement de fonds ou la fraude.

Robert a pu dissimuler son problème à sa femme pendant trois ans et demi. « J’ai tout fait pour que ma femme ne découvre pas ma passion pour le jeu. Chaque fois que j’avais l’occasion de m’esquiver, j’allais jouer. À l’heure du dîner, j’allais au casino. Quand ma femme n’était pas à la maison, j’allais jouer. Je lui disais même que j’allais au cinéma avec des amis quand en réalité je me rendais au casino. Elle était tout à fait inconsciente de mon problème », déclare Robert.

La dépendance au jeu nuit plus particulièrement aux relations personnelles. Lorsqu’on trahit la confiance de ses proches, il peut être difficile pour ces derniers de pardonner les secrets et les mensonges. Robert et sa femme ont presque divorcé après qu’elle a découvert son secret. Les programmes de traitement orientés à la fois sur les besoins du joueur compulsif et sur ceux des membres de la famille réussissent parfois à rétablir un climat de confiance dans les relations et à vaincre le problème.

Par suite de sa dépendance au jeu, Robert s’est retrouvé déprimé et sans argent. Il avait flambé toutes ses économies, encaissé des REER, vidé les comptes d’épargne spéciaux et dépassé sa limite de crédit bancaire. Ses cartes de crédit et son compte de dépenses d’affaires étaient au maximum. Il a même tenté d’encaisser les fonds de son régime de retraite, mais la compagnie l’en a empêché. « C’était la fin. Je n’avais plus d’argent. Tant et aussi longtemps que j’avais de l’argent, le jeu n’était pas un problème », souligne Robert.

Robert a commencé à suivre des traitements dans un centre de services à la famille qui offre de l’aide aux joueurs pathologiques. Il a également commencé à assister à des séances de Gamblers Anonymous : une combinaison qui donne habituellement de bons résultats. Gamblers Anonymous est un organisme de soutien à l’intention des joueurs compulsifs, dont l’approche thérapeutique repose sur le principe des 12 étapes du rétablissement. Jane Aston est coordonnatrice du programme de dépendance au jeu au Rideauwood Addiction and Family Services à Ottawa. Elle recommande fortement à tous ceux qui cherchent à surmonter leur problème de dépendance au jeu de participer à la fois à un programme de traitement et à Gamblers Anonymous. « Les statistiques démontrent que les gens qui suivent des traitements tout en participant à Gamblers Anonymous ont un meilleur taux de rétablissement que ceux qui ne participent qu’à un des programmes », déclare Aston.

Le traitement de la dépendance au jeu diffère considérablement du traitement de la toxicomanie, comme l’alcool, la cigarette ou la drogue. Les joueurs compulsifs développent des perceptions déformées, et les traitements doivent être axés sur ces déformations.

Les joueurs compulsifs ont ce que les psychologues appellent des « déformations cognitives », c.-à-d. des perceptions qui viennent déformées la réalité. Par exemple, la personne qui s’adonne au jeu croit qu’elle peut contrôler ou influencer le jeu en sa faveur. Elle croit véritablement qu’elle peut déterminer la fente où s’arrêtera la boule sur la table de roulette ou encore, le moment où les machines à sous vont cracher le gros lot. Bien entendu, personne ne peut contrôler ces éléments, pourtant un joueur a la perception qu’il les contrôle.

Un programme de prévention de FETE peut comporter des jeux et des exercices de mathématique qui mettent en évidence la nature du hasard, à l’aide de jeu de dés par exemple.

Les traitements prodigués aux joueurs pathologiques doivent être axés sur leurs problèmes de déformations cognitives. Les joueurs doivent réapprendre les règles du hasard et se rendre compte que leurs déformations cognitives ne sont pas réelles. Les joueurs qui ne parviennent pas à corriger ces déformations ne peuvent surmonter leur problème de dépendance. S’ils continuent de croire qu’ils exercent un pouvoir spécial qui leur permet de gagner, ils continueront de jouer.

De plus, le traitement des joueurs compulsifs est différent en ce sens qu’il comporte un volet qui traite des finances, un aspect qui ne fait pas toujours partie du traitement des toxicomanes. Lorsqu’une personne finit par perdre toutes les économies de la famille, les questions financières doivent faire partie intégrante du traitement et du counselling. Au centre Rideauwood, les conseillers en dépendance du jeu dirigent les clients vers des services financiers.

Robert a obtenu de l’aide auprès d’un centre de traitement local. Il a participé à un programme de traitement de 12 semaines, tandis que sa femme s’est intégrée à un groupe d’entraide qui s’adresse aux familles des joueurs compulsifs. Robert participe aussi à Gamblers Anonymous et sa femme à Gam Anon, un groupe de soutien pour la famille et les amis des joueurs compulsifs.

« Grâce au programme de traitement que j’ai suivi et à Gamblers Anonymous, j’ai pu sauver mon mariage. Depuis ces traitements, ma femme et moi avons une relation plus étroite », précise Robert.

Les noms et tous les renseignements permettant d’identifier les personnes en cause ont été modifiés aux fins de protection de la vie privée.

Plusieurs des statistiques mentionnées dans cet article sont tirées du document Les jeux de hasard au Canada : un rapport du Conseil national du bien-être social. Ministre des Approvisionnements et des Services Canada, 1996.

 
Dernière mise à jour de cette page :
 

Accueil | À propos de nous | Nos programmes | Nos produits | Services aux membres
Contact | Foire aux questions | Carte du site | Protection des renseignements personnels | English

 

Partenaire de
Enfant & famille Canada:


©Tous droits réservés à Services à la famille-Canada, 2002-2006

Conception site Internet - Ôla! Communications inc.